Les correcteurs des sessions 2025 et 2026 du baccalauréat ont organisé hier 10 septembre 2026 à l’Office du Baccalauréat, des Equivalences et des Examens et Concours du Supérieur(OBEECS), un sit-in pour réclamer le versement des reliquats de leurs frais de corrections des deux sessions antérieures. Placé sous la tutelle du Ministère chargé de l’enseignement supérieur, l’OBEECS, gère l’organisation générale du baccalauréat. A ce titre, il a le devoir de mettre les correcteurs dans leurs droits, chose qu’il n’arrive pas à faire malgré toutes les démarches entreprises et les engagements pris.
A quelques jours de la session passée du baccalauréat, au terme d’une visite effectuée au niveau de l’office, le ministre de l’Enseignement supérieur a précisé que le paiement des reliquats est imminent. Le directeur de l’OBEECS, a par la suite précisé dans une interview accordée à la voix du sahel que le paiement est en cours. Constatant que rien de cela ne présage, certains correcteurs de la session 2026 en mission à Niamey ont appelé à l’action pour exiger le paiement des leurs frais. Comme, dans un film d’action, l’OBEECS a fait appel à Niger poste qui a créé les comptes individuelles servant de base pour le règlement définitif. Depuis lors les correcteurs attendent. Les correspondances adressées par la coalition des syndicats des enseignants aux plus hautes autorités nigériennes sont restées sans suite. Les démarches menées par un autre comité mis en place par les correcteurs n’ont pas aussi abouti. Selon les comptes rendus du comité, le principal blocage se trouve au niveau du trésor national.
Les correcteurs ne comprennent pas cette attitude. Pourquoi les enseignants sont-ils les seuls agents de l’Etat qui ont des difficultés à être payés après l’organisation du baccalauréat. Pour la session du bac 2025, ça fait 16 mois qu’ils attendent.
Hama Adamou





