Trois jours après l’annonce de son nomination par décret présidentiel, la page est officiellement tournée à la tête des forces armées nigériennes. Ce mardi 16 septembre 2026, l’État-major des armées a abrité la cérémonie empreinte de solennité marquant la passation de charges entre le chef d’état-major sortant, le général de division Moussa Salaou Barmou, et son successeur, le général de brigade Mamane Sani Kiaou.
Présidée par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée Salifou Mody, cette transition s’est déroulée dans un climat de rigueur, de responsabilité et d’honneur.
Dans le plus pur respect de la tradition militaire, le ministre de la Défense a prononcé la formule consacrée, scellant l’obéissance des troupes envers leur nouveau chef: “Officiers, sous-officiers, militaires du rang, de la part du président de la République, chef de l’État, chef suprême des armées, vous reconnaîtrez désormais pour votre chef le général de brigade Mamane Sani Kiaou ; vous lui obéirez en tout ce qu’il vous commandera…”
Un instant fort qui officialise la prise de fonction de ce haut gradé reconnu pour son expérience de terrain et sa rigueur stratégique. Le passage de témoin avec le général Moussa Salaou Barmou s’est opéré dans une atmosphère de concorde, illustrant la résilience et la cohésion de la grande muette face aux mutations institutionnelles.
Cette transition intervient dans un contexte géopolitique et sécuritaire particulièrement exigeant pour le pays. Entourés des hauts cadres de l’armée et des hommes du rang, le général Mamane Sani Kiaou et les nouveaux chefs d’état-major — notamment de l’Armée de terre et de l’Armée de l’air — héritent de dossiers cruciaux.
Pour faire face aux menaces persistantes qui pèsent sur la stabilité nationale, la nouvelle équipe dirigeante mise sur une approche unifiée, articulée autour de la mutualisation des efforts entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité, l’optimisation des opérations stratégiques sur les théâtres d’opérations, et l’impulsion d’une nouvelle dynamique pour garantir durablement la paix, la sécurité et la souveraineté du Niger.
Les regards de la nation tout entière se tournent désormais vers ce nouveau commandement, appelé à conjuguer expérience, tactique et proximité avec la troupe pour relever les défis de l’heure.
LAOUALI KANE





