Face aux comportements à risque sur les axes de la capitale, l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER) relance ses opérations de contrôle. Un dispositif mixte a été déployé dans 20 carrefours stratégiques pour verbaliser sans exception tous les usagers en infraction.
La sécurité routière est plus que jamais érigée en priorité à Niamey. L’ANISER a redéployé sur le terrain des éléments de la gendarmerie, de la police nationale et de la police municipale pour une vaste opération de contrôle et de verbalisation.
Sur le terrain, la consigne est stricte et s’applique à l’ensemble des usagers, sans distinction de statut. « Civils comme militaires, tous les usagers en situation d’infraction sont soumis aux dispositions de la loi », rappelle le capitaine Ibrahim Bouda, responsable de la constatation des accidents de la circulation à l’ANISER. Au-delà de la répression, cette action vise à inculquer durablement les règles élémentaires de la circulation et à prévenir les drames sur la route.
Un premier bilan éloquent
Les chiffres enregistrés lors de la dernière grande opération du 9 septembre témoignent de l’ampleur des infractions constatées dans la capitale :
- 288 engins immobilisés, incluant 21 véhicules.
- 178 cas de défaut de port du casque, illustrant la persistance de cette infraction majeure chez les motocyclistes.
- 67 pièces retirées pour diverses non-conformités.
À travers ces descentes régulières, l’ANISER entend maintenir la pression sur les comportements dangereux et ancrer le respect du Code de la route dans les habitudes de chaque citoyen.
À Niamey, le message adressé aux usagers se veut désormais sans équivoque : entre prévention et fermeté, la reconquête des axes routiers est en marche pour que la route ne soit plus un danger permanent.
LAOUALI KANE





