C’est par un communiqué signé par le général d’armée Assimi Goita , président du Mali et président de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) diffusé sur les chaînes nationales du Mali , du Burkina Faso et du Niger que la confédération a exprimé son indignation et sa surprise face à la violation de son espace aérien par un avion militaire du Nigéria.
Selon le communiqué, l’aéronef appartenant à l’armée de l’air du Nigéria a été forcé d’atterrir à Bobo, la capitale économique du Burkina Faso à la suite d’une situation d’urgence alors qu’il violait l’espace aérien burkinabé.
Le communiqué précise que le C130 avait à son bord deux membres d’équipage et neuf Passagers, tous des militaires du Pays de Tinubu. L’appareil en question n’a pas d’autorisation de survol de l’espace burkinabé.
La confédération AES condamne avec fermeté la violation de son espace aérien et de sa souveraineté.
L’AES prévient qu’elle restera les mains si de tels actes qui méprisent le droit international et les règles internationales régissant l’avion l’aviation civile et militaire.
C’est pourquoi pour garantir la sécurité de l’espace aérien confédéral et la sécurité des populations, les défenses aériennes et anti aériennes sont mises en alerte maximale conformément à la déclaration du collège des chefs d’État du 2 septembre 2024. Désormais tout appareil qui survolerait l’espace confédéral sans autorisation sera neutralisé.
Ce n’est pas la première fois que les pays membres de L’AES dénoncent la violation de leur espace par des avions étrangers.
Cette violation intervient dans un contexte de rupture de confiance entre les pays de la confédération et certains pays de la CEDEAO. Elle intervient au lendemain des bombardements menés par l’armée nigériane à Cotonou et qui ont pour cible, les militaires qui ont tenté de renverser le président Patrice Talon.
Hama Adamou



