Les pays membres de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel(AES)ont acté ce 22 septembre 2025, une des recommandations issues de la rencontre de leurs ministres de la justice tenue à Niamey le 15 septembre dernier. En effet ces derniers dans la conclusion de leurs Tavaux ont proposé aux chefs d’Etat de réexaminer la coopération judiciaire internationale en retirant les pays de la confédération de la CPI. C’est désormais chose faite avec le communiqué conjoint signé par le Général d’armée Assimi GOITA, président de la transition du Mali et Président de la confédération de l’AES et porté à la connaissance de l’opinion nationale et internationale.
Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il s’agit d’une décision qui entre dans le cadre de l’affirmation de leur souveraineté judicaire. Ils prévoient de remplacer la CPI devenue un instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme par le recours à des mécanismes endogènes pour la consolidation de la paix et de la justice. Les Etats sahéliens envisagent de créer leur propre cour de justice.
Le traité instituant la Cour pénale internationale (CPI) est le Statut de Rome, adopté le 17 juillet 1998, lors d’une conférence diplomatique à Rome, et entré en vigueur le 1er juillet 2002 après sa ratification par soixante Etats. Ce traité fondateur établit le cadre juridique de la CPI, définit sa compétence (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime d’agression) et règle les aspects de son fonctionnement, de sa composition et de sa coopération avec les États.
Mais cette cour est sévèrement critiquée par les africains qui la considèrent comme partiale et s’acharnant uniquement sur les dirigeants africains en épargnant les criminels de guerre et les génocidaires occidentaux
Le Burundi est le premier africain à quitter la CPI Son retrait est intervenu en octobre 2017, soit un an après sa notification au secrétariat général des Nations Unies. Même si les pays de l’AES ont annoncé que leur retrait est immédiatement effectif, la procédure de sortie s’étale sur un an.
Parmi les États qui n’ont ni signé ni ratifié le Statut de Rome, on trouve plusieurs nations d’Asie, comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, l’Iran et la Turquie.
Hama Adamou



