Conformément aux dispositions de l’article 67 du décret no 2025-072/P/CNSP/MISP/AT du 07 février 2025, portant réglementation des activités des sociétés de sécurité privée au Niger, le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique a dissout des centaines de sociétés exerçant dans le domaine de la sécurité privée.
IL s’agit d’un véritable coup de balai que le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique a mené dans le secteur de la sécurité privée au Niger. Malgré le délai de six mois accordé aux agences de sécurité privée pour se conformer à la règlementation en vigueur, elles sont nombreuses ; ces sociétés qui n’ont pas pu se conformer à la législation en vigueur. En effet l’arrêté signé par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, le général de division Mohamed Toumba se réfère au décret no 2025-072/P/CNSP/MISP/AT du 07 février de février 2025, fixant le cadre légal qui régit le domaine de la sécurité privée au Niger.
Ce décret précise de manière claire les conditions qu’une agencé de sécurité privée doit rempli pour exercer. Ainsi ces agences ne doivent pas assurer des missions régaliennes de l’Etat, l’usage des armes est strictement est encadré et les promoteurs qui sont soumis à des enquêtes de moralité, doivent être de nationalité nigérienne.
En août passé le ministère avait publié une liste de 73 agences qui étaient en règle et celles qui n’étaient pas sur la liste ont été sommées de se conformer. L’arrêté no 000689/%ISP/SG/DGAPJ du 18 septembre 2025, vient assainir le secteur en dissolvant les 400sociétés incriminées.
Cette dissolution permettra de remettre de l’ordre dans ce secteur qui a connu une décennie la création de plusieurs sociétés de sécurité privée. Le gouvernement doit être regardant par rapport aux conditions de rémunération des agents qui sont très mal payés avec des retards et des arriérés de plusieurs mois de salaire. Les promoteurs se font la part au détriment de leurs employés qui végètent dans la misère.
Hama Adamou



